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Histoire universelle de l’infamie

3. LA VEUVE CHING, PIRATE

L’appellation de femme corsaire risque d’éveiller des souvenirs vaguement gênants : ceux de revues passées de mode, où des théories d’évidentes femmes de chambre jouaient les pirates chorégraphiques sur des mers de visible carton.

Jorge Luis Borges 

La dérobade

Un film de Daniel Duval

Elle lit religieusement

Une photographie de Sam Guelimi

Bizarre love triangle

http://youtu.be/IOmazuzCXCg

Une utopie de New Order

L’Après-midi d’un faune

Une photographie de Sam Guelimi

Si clair,/ Leur incarnat léger, qu’il voltige dans l’air/ Assoupi de sommeil touffus./ Aimai-je un rêve?/ Mon doute, amas de nuit ancienne, s’achève…

Stéphane Mallarmé

Cinématographe

Dominique Sanda chez Robert Bresson

Pourpre

Mon regard n’embrasse que du pourpre : rideau de scène, fauteuils de velours, moquette de soirée, vision uniforme d’une foule encodée selon la grille des sièges. La raison de notre convergence ici accompagnée de son brouhaha nous saupoudre de cohérence, tous, chacun à sa place. Chacune pose pour mon objectif intérieur, à son tour, méthodique. Poses évoluées, éduquées selon le monde alentour, évaluées selon les regards présents ce soir comme les autres soirs, ternes uniformes de représentation. Mes yeux voient au-delà : les uniformes balisent mon regard, ils jalonnent ma perception sans l’entraver ; la perspective des consciences se déroule au long de leurs fuyantes, convergentes au coeur. Raisonner non. Raisonner en moi, je cherche cet écho à ma conscience, de l’autre côté, en vain. A l’intérieur, son profil se dérobe : courbes de son menton, de sa pommette, de son arcade, elle se détourne pour rester secrète. L’espièglerie de son sourire imprègne le mouvement qui m’abandonne à la féminité de son chignon. Ses cheveux relevés en circonvolutions, un à un dessinent avec habileté son intention : m’attirer au coeur.

Là, au coeur, le chemin s’insinue.

Pascal Aribaud

  (suite…)

Héroïdes. Epitre X. Ariane à Thésée

De là pend un rocher miné par les eaux qui grondent à ses pieds. J’y monte (la passion me donnait du courage), et je mesure ainsi l’étendue de la mer. De là je vis, car les vents cruels me servirent alors, tes voiles que tendait l’impétueux Notus. Je les vis – ou je crus que je les avais vues. Plus froide que la glace, j’expirai à demi.

Ovide

Le labyrinthe

Une photographie de Francesca Woodman

Danse serpentine

http://youtu.be/fIrnFrDXjlk

Une chorégraphie de Loie Fuller

Quand l’eau de ta bouche remonte/ Au bord de tes dents,

Charles Baudelaire