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Roller Girl

doig3

Une oeuvre de Peter Doig

Le danger immédiat et l’amour fiction.

Serge Gainsbourg

L’intruse

Un après-midi, sur la Place de Lomas, Eduardo rencontra Juan Iberra qui le félicita pour la merveille qu’il s’était procurée. Ce fut alors, je crois, qu’Eduardo l’injuria. Personne n’allait se moquer de Cristián devant lui.

La femme les soignait tous les deux avec une soumission bestiale ; mais elle ne pouvait dissimuler quelque préférence, sans doute pour le cadet, qui n’avait pas refusé l’arrangement, mais ne l’avait pas organisé.

Un jour ils ordonnèrent à Juliana de sortir deux chaises dans le premier patio et de ne pas s’y montrer, car ils avaient à parler. Elle s’attendait à un long dialogue et se coucha pour faire une sieste, mais peu de temps après ils la rappelèrent. Ils lui firent remplir un sac avec tout ce qu’elle avait, sans oublier le chapelet en verre et la petite croix que sa mère lui avait laissés. Sans rien lui expliquer, ils la hissèrent sur la charrette et entreprirent un silencieux et fastidieux voyage. Il avait plu ; les chemins étaient très lourds et il devait être onze heures du soir quand ils arrivèrent à Morón. Là, ils la vendirent à la patronne de la maison close. Le marché était déjà conclu. Cristián encaissa la somme et la partagea avec l’autre.

Jorge Luis Borges

(suite…)

Faire le vide

olga

Une oeuvre d’Olga Theuriet

Bribes

…Mais crépuscules mobiles, capricieux, errants…

 …Je me souviens d’avenirs éloignés…

… Qui parle de victoire? Surmonter est tout…

Extraits de Rainer Maria Rilke

Merci à Hubert Courcoux.

Self Portrait as Gustav von Aschenbach

Une oeuvre de Leah Bailis

Si je me mets à la place de l’autre, l’autre, où se mettra-t-il?

Jacques Lacan

Dangerous muse

dangerous muse, lady caroline blackwood, walker evans caroline blackwood

Lady Caroline Blackwood photographiée par Walker Evans

26 mai

Il y a des femmes très belles, presque toutes à mantilles, et de petites maisons de torchis (?) vert amande, rose pâle ou mauve à toit plat en terrasse. Dans le port, énormes réservoirs de la SHELL. »

Michel Leiris, L’Afrique fantôme

Casque Lulua

Untitled, 1992

Joan_Mitchell.jpg

Une oeuvre de Joan Mitchell

Tea for two et Valencia

Les variantes, dans leur monotonie, atteignaient à une aberration presque monstrueuse :

D’un mort en cette île tu as détruit le sommeil.

Ou :

Je ne suis pas mort : je suis amoureux.

J’ai renoncé. Les fleurs disent :

Le timide hommage d’un amour.

Adolfo Bioy Casares, L’invention de Morel

Sur le rivage du lac Tanganyika

Martin-Munkacsi-1930

Une photographie de Martin Munkácsi

Nous entrons dans le symbolique lorsque nous avons notre mort derrière nous et notre enfance devant nous.

Paul Ricoeur 

Merci à Sébastien Hubert.