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La Montagne magique

Pays natal et ordre étaient non seulement restés très loin en arrière, mais surtout combien de toises au-dessous de lui, et son ascension se poursuivait toujours et encore. Planant entre eux et l’inconnu, il se demandait ce qui, là-haut, adviendrait de lui.

Thomas Mann

Massacre

André Masson

Ecrits sur l’art

Ces quelque mots que Masson – qui place à la racine de l’art la sauvagerie de la passion – écrivit un jour en marge d’un dessin:  « à la source la femme aimée. »

Michel Leiris

La descente du Christ dans les limbes (détail)

Agnolo di Cosimo

La conversation de Bolzano

Je dois te voir, l’enchaînement de ces deux mots a une résonance dangereuse ; celle qui donne un tel ordre avoue être elle-même en danger, oui, elle préférerait renoncer et écarter le danger, mais elle ne peut faire autrement, c’est pourquoi elle obéit et ordonne. Des mots parfaits.

Sandor Marai

 

Jean Genet

Je n’ai pas de société à opposer à la vôtre , ce n’est pas mon affaire .

Aperçu d’Edwarda n°7

Edwarda-7-Fatalement_Apercu

Pour un aperçu d’Edwarda n°7 : fatalement

Maïko fantôme, Kyoto

Photo de Dominique Ristori

Appel d’air

Humaine, trop humaine, l’image, quelle qu’elle soit, poétique ou visuelle, reste notre seul recours pour ramener le corps où on ne l’attend plus, profitant parfois splendidement de son absence pour imposer sa présence, contre la pesanteur du réel et même contre la réalité tout entière. Et il y va là d’une telle liberté, d’une liberté si improbable quelque-fois (et c’est la poésie), qu’elle nous donne, juqu’au vertige, jusqu’à la peur même, la mesure infinie de notre démesure. On n’en finira jamais avec l’image : il n’en est pas une qui ne porte en elle la possibilité de suspendre le cours du temps, et, dans le meilleur des cas, de figurer, contre l’idée d’une faute originelle, un arrêt définitif de la chute dans le temps.

Annie Le brun

 

Médusa 2

Dessin de Christophe Brunnquell, Edwarda n°7